II - Soladine et le Temps

Soladine n'avait que faire des feuilles qui poussent dans l'arbre.
À chaque instant, rien ne changeait. C'était à se demander si l'arbre n'était pas déjà ce vers quoi il semblait tendre, dans nos cerveaux étriqués d'humains "temporels".

Temporels, les humains. Au sens où ils semblaient totalement discréditer les visions du futur qu'ils avaient eues enfants. Comme si elles n'étaient que rêveries.
Non, Soladine savait qu'elles étaient des visions. De l'information.
Finalement, il était comme l'arbre : il connaissait sa forme finale. Il fallait juste attendre que le temps arrive jusque là-bas.
En soi, il y était déjà. Et il comptait bien montrer au temps quelle direction prendre pour lui dévoiler cet endroit.