|
|
Quête sans fin
J'avais cru qu'un jour je dévalerai
La vie comme une piste bleue
C'était juste le temps d'avaler
Quelques couleuvres par les yeux
Si j'en dis trop vous m'excuserez
Je parle dans le blanc des yeux
Avec paupières écarquillées
Et pommettes au fond de ceux
Qui par leur mots assaillent le réel
Et s'en vont par-ci zigzags
Comme des petites fourmis de sens
Aux phéromones bien suaves
Je les suis comme Petit Poucet,
Quel parcours énigmatique.
Tous les chemins sont ils censés
M'amener en haut du pic ?
Non, quelle déception d'avoir tourné
En ronds depuis le coup de sifflet
Je suis assez seul dans la forêt.
J'aime parler de tout
Aussi de rien
Les miettes d'un gateau écrasé
Pour les gourmands du matin
Ce groupe, j'y appartiens
Tout comme à celui des fringales de nuit
Fringales de sens que rien ne remplit
Obsessions existentielles qui vampirisent ma vie
Elles tournoient autour de moi
Comme des satellites maladroits
Et je dirais même : malveillants
Car quel bien y a-t-il à tirer de torturer l'esprit d'un enfant ?
Je perds mon monde, je perds ma tête
Aucune identité ne résiste aux questions qu'on répète
Car le Questionneur ne s'arrête jamais
Il détruit sans cesse le château de cartes dès 2 cartes empilées
À 2 doigts de vriller
À demain pour recommencer
|
|
|